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Tome troisième.
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34° D £ L* H O M M E.

des oppresseurs Sc des opprimés , & les ciroyens fepartagent en deux classes, I’une d’esclaves, Sc l’autrede tyrans.

Si Montesquieu eût médité profondément ces faits,il eût senti qu’en tous les pays, les hommes sent unispar l’amour du pouvoir ; mais que ce pouvoir sala-rient par des moyens divers, selon que la puissancesuprême , ou se réunit, comme en orient , dans lesmains d’un leuP, ou fe divise , comme en Pologne ,dans le corps des grands ; ou le partage , comme àRome & à Sparte, dans les divers ordres de Tétât ;que c’est à la manière différente dont le pouvoir s’ac-quiert, que les hommes doivent leurs vices ou leursvertus, & qu ils n aiment point la justice pour la jus-tice même.

Une des plus fortes preuves de cette vérité , est labastesse avec laquelle les rois eux-mêmes honorèrentTin justice dans la perlonne de Cronwel.Ce Crorm.vel,instrument aveugle & criminel de la liberté future deson pays , n’étoit qu’un brigand injuste Sc redoutable.Cependant à peine est il nommé protecteur, que tousles princes chrétiens courtisent l'on amitié, tous s'ef-forcent , par leurs députations <k leurs ambassadeurs,de légitimer, autant qu il est en eux , les crimes del’ulurpateur. Personne alors ne s’indigna de la bas-sesse avec laquelle on recherchoit cette alliance. L’in-justice n’est donc jamais méprisée que dans le soible.Or íì le principe moteur des monarques & des na-tions entières Test des individus qui les composent,