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que la basièffè, l’intrigue& la cruauté déguisées sousles noms de décence , de sagesse ôc de fermeté. Unvisiry donne-t-ii audience ; les grands prosternés à sespieds, daigneront à peine jeter un regard íur le mé-rite. Mais , dira-t-on , l’hommage de ces courtisansest forcé: c'est un effet de leur crainte : soir. l 'onrend donc plus à la crainte qu à la vertu. Ces courti-sans , ajoutera-t-on , méprilent l’idole qu’ils encen-sent. II n’en est rien. On hait le puissant , on ne leméprise point. Ce n’est pas la colère du géant,c’estcelle du pygmée au’on dédaigne. Son impuilîance lerend ridicule. Quelque choie qu on dise, l'on ne mé-prise point réellement ce q u on n oie mépriter enface. Le mépris secret prouve foiblesie, & celui donton se targue en pareil cas, n’est que la vanterie d’unehaine impuilíante (z y). L'homme en place est le géantmoral j il est toujours honoré. L’hommage rendu àla vertu est passager ; celui au’on rend à la force estéternel. Dans les forêts , c’est le lion , Sc non le cerfqu’on respecte. La force est tout íur la terre. La vertusans crédit s’y éteint. Si dans les siècles d’oppresiìonelle a quelquefois jeté le plus grand éclat s si lorsqueThèbes & Rome gémifloient íous la tyrannie, l’in-trépidePélopidas, le vertueux L tutus naìstent & s’ar-ment , c’est que le sceptre étoit encore incertain dansles mains du tyran -, c’est que la vertu pouvoit encoreouvrir un chemin à la grandeur & à la puissance. N’yfraie-t elle plus de route ; le tyran-« est il, à la faveurdu luxe 6c de la mollesse , affermi fur le trône ; a-t-il
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