344 O L L’ H O M M E.
plié le peuple à la lervitudeiil ne naît plus alors de cesvertus sublimes , qui , par le bienfait de lexcmple ,pourroient être encore si utiles a l’umvers. Le germe. de rhéroïtme est étouffé.
En Orient, une vertu mâle íèroitfolieauxyeuxmêmede ceux qui s’y piquent encore d’bonnêtecé. Quicon-que y plaideroit la cauíe du peuple, y pasteroit pourséditieux.
Thamas-Kouli-Kan entre dans l’Inde avec sonarmée ; le ravage l’accompagne , & la désolation lesuit. Un Indien courageux f arrête : « O Tbamas,» lui dit-il , es tu Dieu ? agis donc en Dieu: es tu” Prophète ? conduis nous dans la voie du salut : es-« tu Roi ? cesse d’être barbare ; que par toi le peuple« soit protégé, & non détruit. Je ne luis point, lui« répond 1 hamas, un Dieu, pour agir en Dieu ; un« Prophète, pour montrer la voie du íalut ; un Roi,» pour rendre les peuples heureux. Je fuis un homme« envoyé dans la colère du ciel pour vil.ter les na-” rions ( 3 6 ) >-. Le dilcours de 1 Indien fut traité deséditieux ( 37 ), & la réponse de Thainas applaudiede l’armée.
S’il est au théâtre un caractère généralement ad-miré ; c’est celui de I.éonrine. Cependant quelle estimeà la cour d’un Phocas , auroit-on pour un pareil ca-ractère ? fa magnanimité erfrayeroit les favoris , 5c lepeuple, à la longue, toujours l’écho des grands, encondamnèrent la r.ble audace.
Vingt-quatre heures de séjour dans une cour