Z46 DE l’ h o m m e.
íentimc-ns patriotiques qui, jadis, animoient les an-ciens héros ! L’adolescence ne refuse point son estimeà des vertus qui, consacrées par le respect universel,ont été célébrées dans tous les íiècles par les écrivainsles plus illustres.
Faute de la même instruction, l’Áíìatique n'éprouvepas les mêmes íentimens, & ne conçoit pas la mêmevénération pour les venus mâles des grands-hommes.Si l’Européen les admire fans les imiter, c'est qu’enpsesqu'aucun gouvernement ces vertus ne conduisentpoint aux grandes plates, & qu’on n estime réellementque le pouvoir.
Qu’on me présente dans 1 histoire ou fur le théâtreun grand homme Grec, Pvomain, Breton ou Scan-dinave, je l’admirerai. Les principes de vertu reçusdans mon enfance, m’y forceront : je me livrerai d au-tant plus volontiers à ce sentiment, que je ne mecomparerai point à ce héros. Que ía vertu loir forteSc la mienne foible , je m’en dégusterai la foibleste ;je rejetterai fut la différence des lieux, des temps ôcdes circonstances , celle que je remarque entre lui Scmoi. Mais (i ce grand-homme est mon concitoyen ,pourquoi ne l’imirerai-je point dans fa conduite ? fapréíence doit humilier mon orgueil. Puis-je me ven-ger ; je me venge : je bìâme en lui ce que je respectedans les anciens, j’iistulte à tes actions généreuses :je le punis de son mérite, Sc je méprise du moinshautement en lui ton jmpuiisar.ee.
Ma raison qui juge la vertu des morts, me cou-