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Tome troisième.
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DE L* H O M M E. 349

plus on moins grande des lois qu’il faut, en tout pays,attribuer la plus ou moins grande stupidité ou mé-chanceté des citoyens.

Le ciel, en inspirant à tous l’amour du pouvoir ,leur a fait le don le plus précieux. Qu'importe quetous les hommes naissent vertueux , si tous naislèncsusceptibles d’une passion qui peut les rendre tels ?

Cette vérité clairement exposée, c’estau législateur,c’est aux magistrats à découvrir ensuite dáns l’amouruniversel des hommes pour la puissance , les moyensd’assurer la vertu des citoyens & le bonheur despeuples.

Quant à moi, j’ai rempli ma tâche, si j'ai prouvéque i’homme rapporte & rapportera toujours ses dé-sirs , ses idées & ses actions à fa félicité ; que l’amourde la vertu est en lui toujours fondé fur le désir dubonheur ; qu'il n'aime dans la vertu que la richesse& la considération qu’elle lui procure ; & qu’ensin ,jusqu'au désir de la gloire, tout n est, dans 1 homme,qu’un amour dégusté du pouvoir. C’est dans ce der-nier amour que íe cache encore le principe de l’into-lérance. il en est de deux espèces, l’une civile, l’autrereligieuse.