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Tome troisième.
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de L* H O M M X.

CHAPITRE XV.

De VIntolérance civile.

L’hommî naît entouré de peines <3c de plaisirs.S’il désiré l’épée du pouvoir, c’est pour écarter lesunes & conquérir les autres. Altéré de puilsance, fasoif à cet égard est insatiable. Non content de com-mander à sa nation , il veut encore co tu mander à fesopinions. II n'est pas moins jaloux de s emparer dela raison de fes concitoyens , que le conquérant d’en-vahir les trésors & les provinces de les voisins.

II ne se croit vraiment maître que de ceux dont ils’aíservit les esprits. II emploie à cet ester la force :elle soumet à la longue la raison. Les hommes finissentpar croire les opinions qu'on les force de publier. Ceque ne peut le raisonnement, la violence l’exécute.

L’intolérance dans les monarques est toujoursl ester de leur amour pour le pouvoir. Ne pas pensercomme eux , c'est mettre une borne à leur autorité :c’est annoncer un pouvoir égal au leur. 11s s’tn irri-tent.

Quel est , en certains pays, le crime le plus sévè-rement puni ? la contradiction. Quel forfait fit enFrance inventer le supplice oriental de la cage de fer ?quel infortuné y renferma- 1 -on ; fut ce le militaire