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» tous gardent un morne lilence. C'est ce que je de-« sire, reprend Empereur. Fr- c est ce que vous devriez« craindre , répliqué le philolcphe. Le malade flatté« est abandonné : la fin est ptochaine. II faut révélés•» au monarque les défauts de Ion esprit, comme les« maladies de Ion corps. Lans cette liberté , fêtai 6c« le prince (ont perdus ». Lette réponle déplut á l'em-pereur. II vouloir être loué. L’interet piesent de l'or-gueil l’emporte pre.que toujours lur tout intérêt àvenir , & les peuples font princes en ce point.
CHAPITRE XVII.
Laflatterie n ’eflpas moins agréable aux peuples qu auxsouverains.
.■^-'es peuples veulent, comme les rois , être courtisés& flattes. La plupart des orateurs d’Atbènes n'croientque de vils adulateurs de la populace. Prince , nation ,particulier (59) ; tout est avide d’éloges. A quoi rap-porter ce dtlir univeríei ? à l'amour du pouvoir.
Qui me loue , réveille en moi f idée de puissance àlaquelle se joint toujours l’idée du bonheur.
Qui me contredit rappelle au contraire à mon sou-venir l’idée de foiblelíe à laquelle le joint toujoursl’idée du malheur. Le deírr de la louange est com-mun a tous j mais trop sensibles à cette louange , les