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nous soit fait ; on doit être également maudit deDieu & des hommes.
Qui tolère les intolérans, se rend coupable de tousleurs crimes. Qu’une église se dise persécutée, lors-qu’on lui conteste le droit de persécuter, le Princedoit être sourd à ses sollicitations. C’est fur la con-duite du Fils de Dieu que l’église doit régler la sienne.Or Jésus & les apôtres laissèrent à l’homme le libreexercice de ía raison : pourquoi l’église lui en défen-droit-elle l'usage 2 nul n’a droit sur l’air que je respire,ci lut la plus noble fonction de mon esprit, fur cellede juger par moi même. Seroit ce aux autres que j’a-bandonnerois le foin de penser pour moi ? j ai maconscience , ma raison , ma religion & ne veux avoirni la conscience, ni la raison, ni la religion du Pape.Je ne veux point modeler ma croyance íur celle d’ap-trui dit un archevêque de Cantorbéri. Chacun répondde son ame : c est donc à chacun à examiner ,
Ce qu’.il croie ;
Sur qwel motif il croit ;
Quelle efi la croyance qui lui paroît la plus raison-
nable.
Quoi., dit Jean Gerson, chancelier de l’Universitéde Paris,, le ciel m’auroir doué d une ame, d une fa-culté df .• juger, Sc je la soumets rois à celle des autres ;& ce f eroit eux qui me guideroient dans ma manièrede vìv re Sc de mourir !
Mais t m homme peut-il préférer fa raison à cellede sa nati on 2 un tel orgueil est-il légitime 2 pourquoi