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Tome troisième.
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de l’ h o m m e. 37}

Les cloîtres font les minarets d’où l’on tire com-munément les saints. Mais en général que font lesmoines.; des fainéans, des hommes processifs , dan-gereux dans la fociéré & dont le voisinage est à re-douter. Que prouve leur conduite; qu’il n’est rien decommun entte la religion & la vertu. Que faire pouren acquérir une idée nette, substituer une moralenouvelle à cette morale théologique, qui toujoursindulgente aux tours perfides que se jouent les diffé-rentes sectes (74), sanctifie encore aujourd'hui les for-faits atroces que se reprochent réciproquement lesJansénistes Sc les- Molinistes (a), & leur commandeenfin de dépouiller leurs concitoyens de leurs biens Scde leur liberté.

Un delpote d’Afte veut que ses sujets concourentde tout leur pouvoir à ses plaisirs ; qu ils apportentà ses pieds leur hommage Sc leurs richesses. Les prê-tres papistes exigent pareillement 1 hommage & les. richesses des catholiques.

Est- il un moyen d’accroître leur puissimce & leurstrésors qu’ils n’aient employé ? a-t-il fallu pour ceteffet recourir à la barbarie & à la cruauté ; ils ontété cruels Sc barbares.

(a) Qui n'a point ri de voir les jésuites accuser tant desois les parlemens de révolte, de sédition & les citerdevant le prince , comme l’écolier devant le préfet ? LaFrance , disoit-on alors , est un pays d’esclaves où chacuns’accuse d’être séditieux.

Àa 4