v s l' h o m m e. ; 8 i
religion devenue la plus puissante dans un Etat, y ré-pandrait encore le sang de ses stupides protecteurs ;c’est un serpent qui piquerait le sein qui saurait ré-chauffé. Que l’Allemagney soit attentive ! ses princesont intérêt d’etnbrasser le papisme : il leur offre degrands établilfemens pour leurs frères , leurs en-fans, &c. Ces princes une fois catholiques voudrontforcer la croyance de leurs sujets j ct duisent ils en-core verser le sang humain, ils le feront de nouveaucouler. Les flambeaux de la superstition & de sinto-lérance fument encore.Un léger souffle peut les rallu-mer ct embraser l’Europe. Où s'arrêterai t sincendie ?je signore. La Hollande seroit elle sûre de s’y sous-traire ? le Breton lui - même pourrait - il du haut deses dunes long temps braver la fureur du catholique?Le sosie des mers est une barrière impuissante contréle fanatisme. Qui sempêcheroit de prêcher une nou-velle croisade, d’armer l’Europe contrel’Angleterre »'d’y prendre terre & traiter un jour les Bretons,commeil traita jadis les Albigeois ì
Que le ton insinuant du catholique n’en imposepas aux protestans. Le même prêtre qui regarde enPrusse sintolérance comme une abomination & uneinfraction à la loi naturelle & divine , regardé enFrance la tolérance comme un crime & une hé-résie (77). Qui le rend en ces pays fi différent de lui-même ? fa foibleífe en Fruste & fa puissance enFrance.
Qu’on considère la conduite des chrétiens d'abord