Band 
Tome troisième.
Seite
386
JPEG-Download
 

concentré tour mon bonheur dans la possession de Ugloire : alors cette pasiien aullï vive que 1 amour demoi même, se confondra nécessairement en moi avecce sentiment. II s’agit donc de prouver que le senti-ment de l’amour de foi, commun 2 tous les hommes,est le même dans tous, Sc qu’il peut du moins lesdouer tous de l'énergie Sc de la force d'attentionqu’exige l’acquisition des plus grandes idées.

CHAPITRE XXIII.

De la force du sentiment de l’amour de soi.

Le sentiment de l’amour de foi différemment mo-difié dans les différons hommes, est essentiellement lemême dans tous. Ce sentiment est indépendant de lafinesse plus ou moins grande des organes. On peut êtresourd , aveugle , bossu, boiteux Sc avoir le mêmedésir de sa conservation, la même haine pour la dou-leur & le même amour pour le plaisir.

Ni la force , ni la íoibleíse du tempérament, ni laperfection des organes n augmentent ou ne diminuenten nous la force du sentiment de l’amour de foi. Lesfemmes n’ont pas moins d’amour pour elles que leshommes & n’ònt cependant pas la même organisa-tion. S'il étoit un moyen de mesurer la force de cesentiment, ce seroit par sa confiance , son unité &, si