ou d’une punirion encore pìus légère > suffit pour douerl’enfant de l’attention qu’exige l’étude & de la lecture8c des langues ( 79 ). Or cette espèce d’atcention est,ou la plus, ou du moins une des plus pénibles & desplus fatigantes (a).
Inexpérience nous apprend encore que toutes nosdécouvertes font des dons du hasard ; que nous luidevons le premier soupçon de toute vérité nouvelle;que toutes les vérités de cette espèce sont, pour ainsidire, saisies fans attention ; que leur découverte, parcette raison, a toujours été regardée comme une ins-piration , & qu’il n’est point en conséquence de poète,ni de philosophe à qui l'expression harmonieuse Scbrillante, claire & précise de ses pensées , n ait coûtéplus de soins Sc de travail que ses idées les plus heu-reuses.
D’où il résulte que tous les hommes organiséscomme le commun d’entre eux » sont susceptibles dudegré d’attention requis pour s’éleveraux plus hautesvérités, 8c que dans l’hypothèse où le sentiment del’amour de soi ne fût pas le-même dans tous ( hypo-thèse sans doute impossible) la petite différence qui íe
(a) Si l’étude de leur propre langue paroît en généralmoins pénible aux enfans que l’étude de la géométrie,c’est que les enfans éprouvent plus habituellement le be-soin de parler que de comparer ensemble des figures géo-métriques, 8c que le besoin senti de l’attention , la rendtoujours moins désagréable & moins pénible.