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NOTES DE LA SECTION IV.
I. v^uelques-uns ont à la guerre regardé l’impétuositéde Fattaque comme le caractère distinctif des François :mais cette' impétuosité n’est point un caractère : elle leurest commune avec les Turcs , & généralement avec toutesles nations non accoutumées à une discipline sévère. LesFrançois «Tailleurs en font susceptibles. Le roi de Prusseen a dans ses armées, & tous y font Fexercice à la prus-sienne.
2. Les mots loyal &c poil ne sont point synonymes. Unpeuple esclave peut être poli. L’habitude de la craintedoit le rendre révérencieux. Un tel peuple est souventplus civil &c toujours moins loyal qu'un peuple libre. Lesnégocians de tous les pays attestent la loyauté des com-merçans anglois. L 1 homme libre est en général F hommehonnête.
3. Dans une nation avilie , on ne trouve pas mêmeparmi ses meilleurs citoyens, des caractères d’une cer-taine élévation. Des âmes nobles & fières y seroient tropdiscordantes avec les autres.
4. En orient, quel est Thomme le plus loué ? le plustyran , le plus craint & le plus détestable. Mais ce tyrantant loué de son virant peut donc toujours se croire 1 idole& 1 amour de ses peuples. Si Fhistoire en trace enfin leportjait, c’est long-temps après fa mort. Quel moyenreste-t-il donc au monarque d’orient pouiflavoir s’il em-porte réellement dans la tombe l’eflime & les regrets deses sujets ? il n’en est qu'un : c'est de réfléchir fur lui-