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que le fort crût avoir sur un terrein vague 8c stérile., au-tant de droit que le premier occupant ?
zj. La résistance au puissant est réputée sédition &crime, même dans les pays policés. Quelle preuve plusclaire de ce fait que les plaintes d’un négociant angloisportées à la chambre des communes ! « Messieurs, dit-il,” vous ^imagineriez jamais les tours perfides que nous» font les nègres. Leur méchanceté est telle fur certaines»- côtes d’Afrique, qu’ils préfèrent la mort à l’esclavage.» Sont ils achetés; ils se poignardent, se jettent dans des» puits. Autant de perdu pour sacheteur. Jugez, par ce» fait, de la perversité de cette maudite race.
2,6. Dans quel moment les peuples violent-ils le droitdes gens ? lorsqu'ils le peuvent impunément. Rome foiblefut équitable & vertueuse. Eut-elle conquis-la Macédoine ;aucune nation ne put lui résister. Rome devenue plusforte j cessa d'être juste. Ses habitans furent dès-lors fanshonneur Sc fans foi. Le puissant est toujours injuste. Lajustice entre les nations est tomours fondée fur une crainteréciproque, 8c de-là cet axiome politique :
Si vis paCzm , para hélium.
Veux-tu la paix ? sois prêt à la guerre.
27. Aristote met le brigandage au nombre des différentesespèces de chasses. Solon, entre les diverses professions ,compte celle de voleur. II observe seulement qu'il ne fautvoler ni ses concitoyens, ni les alliés de la république.Rome fut, fous le premier de ses rois, un repaire de bri-gands. Les Germains , dit César, regardent la dévastationLc le pillage comme le seul exercice convenable à la jeu-nesse , le seul qui puisse l'arracher à la paresse Lc formerdes hommes.
28. II est, dit-on, un droit des gens entre les Anglois,
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