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même. C’est une question de tout temps décidée par laconduite & les mœurs de tous les peuples & de tous lesdespotes.
34. Dans le gouvernement féodal, quels font les tyransdu peuple ì les seigneurs. Les tyrans, dira-t-on , y fontdonc plus multipliés qûe dans les gouvernemens despo-tiques ? j’en doute. Le sultan a sous lui des visirs, despachas, des beys, des receveurs d’impôts, des directeursde douanes ou de domaines, enfin une infinité de commisou de sous-despotes encore plus incíifférens que les pro-priétaires au bonheur des vassaux.
z s. En Angleterre, si la mal honnêteté est dans un grandméprisée des petits, c'est que ces petits ,■ protégés par laloi, n'ont rien à en redouter. Dans tout autre pays , si levice du grand est au contraire respecté , c'est qu’cn luile vice est armé de puissance , & qu'on peut abhorrer,& non mépriser la puissance.
3 6. Attila comme Thamas se glorifioit d’être le fléau del’Eternel.
37. Séditieux & rébelle sont les noms injurieux quel’cppresseur puissant donne au foible opprimé.
38. Dans tout empire ou les volontés momentanées duPrince font lois , toutes les lois font contradictoires ; &l'on n'apperçoit des principes moraux, ni dans ceux quigouvernent, ni dans ceux qui font gouvernés.
3 9. Le mépris est le partage de la foiblesse. Cette véritéest peut-être la feule qui ne soit ignorée d’aucun Prince.Un Souverain perd-il une province, une ville; il est mé-prisable à ses propres yeux. Enlève-t-il injustement cetteville ou cette province â son voisin ; il s'en croît plus esti-mable : il a toujours vu l'injustice honorée dans le puissant& I 1 uni vers se taire devant la fqrce..
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