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garde contre le vice négligeroit rétablissement deslois propres à les réprimer ; je ne commettrai pointle crime de lèze-humanité ; j oserai dire la vérité &discuter une question que je ne puis traiter, fans mon-trer relativement à mon objet _, que fur ce pointRousseau n’est pas plus d’accord avec lui-même quefur les précédens.
CHAPITRE III.
De la bonté de Vhommt au berceau.
J e vous aime, ò mes concitoyens ! Sc mon premierdésir est de vous être utile. l'envie fans doute vossuffrages : mais voudrois-je devoir au mensonge& votre estime & vos éloges ? mille autres voustromperont-, je ne ferai point leur complice. Les unsvous dirent bons & flatteront le désir que vous avezde vous croire tels ; ne les en croyez pas. Les autresvous diront médians ; ils vous mentiront pareillement;vous n’êtes ni l’un ni l’autre.
Nul individu ne naît bon, nul individu ne naîtméchant. Les hommes font l’un ou l'autre, selonqu'un intérêt conforme ou contraire les réunit oules divise (6). Des philosophes croient les hommesnés dans l’état de guerre. Le désir commun de possé-der les mêmes choses , les arme, disent-ils, dès leberceau les uns contre les autres.