des Systèmes. 5
idées formées de ce qu’il y a de commuaentre plusieurs idées particulières. Telle estla notion d’animal : elle est l’extrait dece qui appartient également aux idées del'homme, du cheval, du singe, etc. Par-làune notion abstraite sert en apparence àrendre raison de ce qu’on remarque dansles objets particuliers. Si, par exemple , ondemande pourquoi le cheval marche, boit,mange ; on répondra très-philosophiquement,en disant que ce n’est que parce qu’il est unanimal. Ce’te réponse , bien analysée , neveut cependant dire autre chose , sinon quele cheval marche, boit, mange , parce qu’eneffet il marche , boit , inange. Mais il est rareque les hommes ne se contentent pas d’unepremière réponse. On diroit que leur curio-sité les porte moins à s’instruire d’une chose ,qu’à faire des questions sur plusieurs. L’airassuré d’u* philosophe leur en impose. Uscraindroient deparoltre trop peu intelligentss’ils insistoient sur un même point. U suffitque 1 oracle rendu soit formé d’expressionsfamilières , ils auroient honte de ne les pasentendre : ou s’ils ne pouvoient s’en cacherl’obscurité , un seul regard de leur maîtreparoitroit la dissiper. Peut-on douter, quand
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