2 c i Enfant
Toutes ces paroles que la force dela vérité lui arrachoít, déterminèrentles principaux auteurs du crime à sedéfaire de cet indilcret. On l’empoi-sonna, parcequ’on crut que bien-tôt nepouvant contenir sa langue , il décou-vrirait tout. Etant aux prises avec lamort , il témoigna qu’il avoir grandeenvie de demander pardon au Comte& à la Comtesse de Saint-Geran , sonbon maître & la bonne maîtresse, d’ungrand préjudice qu’il leur avoir causé.On leur rapporta ce discours , commeils n’étoient pas encore entrés dans lesvoyes de la vérité , ils porterent leursvûës fur un autre objet, & ils craigni-rent , qu’en pressant Baulieu de s’expli-quer , ils ne lui fissent de la peine, &cavançassent fa mort. 11 expira peu detems après , & leur laiííà le regret deft’avoir point éclairci leurs doutes ,lorsqu’ils commenceront à s’élever.Baulieu mourut en 1648:-
Cependant la tendresse du pere 8 cde la mere prenoit toujours de nou-velles forces, ils procurèrent à ce pré-tendu neveu deBaulieu l’éducation d’unenfant de qualité , & travaillèrent à luiformer le cœur & l’esprir. Dès qu’ileut sept ans, ils lui donneront des