134 Légataire -présumée indigne ld’Octobre 1705. article clxxxiii. il n*3point été permis de se servir de ces Let-tres contre elle, ni aux Juges d’yavoiraucun égard , fans enfraindre formel-lement cet Edit, qui prononce la peinede nullité contre les Juge mens quicontreviendront aux dispositions qu’ilcontient.
Troifiémément, qu’on lise & reliseces Lettres, on n’y trouvera que dessentimens ; & quand ces sentimens se-roient accompagnés de désirs , ce quine paroît point, elles ne seroient d’au-cun usage , si elles ne prouvoient pasque ces désirs ont été remplis & satis-faits.
En effet le désir n’est en lni-mêmeautre chose qu’un mouvement vio-lent de l’ame qui la porte vers un ob-jet dont il luisait regarder la posses-sion comme agréable. Selon qu’onse livre plus ou moins à ce mouve-ment , qui n’est à proprement parlerqu’une tentation, on est plus ou moinscoupable devant Dieu; mais de pareilsmouvemens de l’ame ne font point su-jets au Tribunal des hommes ; Dieuseul est le scrutateur des cœurs, &c ilsne font Juges que des actions , parce-qu’il n’y a que les actions qui troublentle repos de la société.