déchue de son legs. 13$
II faudroit donc pour pouvoir prou-ver par ces Lettres un commerce de li-bertinage , qu’elles exprimassent nondes sentimens & des désirs , mais desaveux & des expressions équivalentes,qui ne peuvent jamais être emploïéespar une personne innocente.
Ainsi par exemple si dans ces Let-tres la Demoiselle Gardel eût témoi-gné a u Marquis de l’inquiétude fur Té-tât où elle se trouvoit depuis un teins,qui lui donnoit lieu de craindre queleur commerce n'eût eu des suites ,parceque le Marquis n avoir point eude retenue ; telles allarmes ne falsifiantpoint Tesprit d’uae personne qui n’arien fait de ce qui peut les causer, onpeut les regarder comme une preuvedu crime- Rien n’approche'de ces idées-là dans les Lettres dont il s’agit ; on ytrouve même des idées toutes con-traires ; aussi n’ont-elles persuadé lesJuges que parle tour malin fous lequelon les leur a présentées. On les leur afait regarder comme le langage d’unepassion qui s’étoit rendue maîtresse ducœur , & qui n'avoir pû s’en rendremaîtresse, fans altérer la pureté ducorps.
Comprendra -1 - on comment ces