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DE CHAULES XII.par quelques coups tirés au hasard; le vent ayautdissipé ce brouillard, les Saxons virent le roi deSuede marchant déjà à eux.
Le maréchal Stenau ne perdit pas un moment ;a peine apperçut-il les Suédois qu’il fondit sur euxavec la meilleure partie de sa cavalerie. Le chocviolent de cette troupe tombant sur les Suédoisdans riustant qu’ils formaient leurs bataillons, lesmit en désordre; ils s’ouvrirent, ils furent rompus®t poursuivis jusque dans la rivière. Le roi de Suede les rallia le moment d’après au milieu de l’eauaussi aisément que s’il eut fait une revue. Alors*es soldats, marchant plus serrés qu’auparavant,repoussèrent le maréchal Stenau, et s’avancèrentdans la plaine. Stenau sentit que ses troupes étaientétonnées; il les lit retirer en habile homme dansUn lieu sec, flanqué d’un marais et d’un bois où®tait son artillerie. L’avantage du terrain, et letemps qu’il avait donné aux Saxons de revenirde leur première surprise, leur rendit tout leurcourage. Charles ne balança pas à les attaquer :d avait avec lui quinze mille hommes ; Stenau et leduc de Courlande environ douze mille, n’ayantPour toute artillerie qu’un canon de fer sans affût,ha bataille fut rude et sanglante; le duc eut deuxRevaux tués sous lui : il pénétra trois fois au mi-lieu de la garde du roi ; mais eniiu, ayant étérenversé de son cheval d’un coup de crosse demousquet, le désordre se mit daus son armée,ne disputa plus la victoire. Scs cuirassiers le^etirereut avec peine tout froissé et à demi-mort