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anéanti. L’armée lithuanienne , que ces troubleset le défaut d’argent réduisaient à un petit nom-bre, était en partie dispersée parle vainqueur. Lepeu qui tenait pour le roi de Pologne était séparéen petits corps de troupes fugitives qui erraientdans la campagne, et subsistaient de rapines. Au-guste ne voyait en Lithuanie que de l’impuissancedans son parti, de la haine dans ses sujets, etnue armée ennemie conduite par un jeune roi ou-tragé, victorieux, et implacable.
Il y avait à la vérité en Pologne une armée;mais au lieu d’être de trente-six mille hommes,nombre prescrit par les lois, elle n’était pas dedix-huit mille ; non seulement elle était mal payéeet mal armée, mais ses généraux ne savaient en-core quel parti prendre.
La ressource du roi était d’ordonner à la no-blesse de le suivre; mais il n’osait s’exposer à unrefus, qui eût trop découvert et par conséquentaugmenté sa faiblesse.
Dans cet état de trouble et d’incertitude tousles palatinats du royaume demandaient au roi unediete; de même qu’en Angleterre, dans les tempsdifliciles, tous les corps de l’état présentent desadresses au roi pour le prier de convoquer unparlement. Auguste avait plus besoin d’une arméeque d’une diete, où les actions des rois sont pesées.Il fallut bien cependant qu’il la convoquât, pour nepoint aigrir la nation sans retour : elle fut donc in-diquée à Varsovie pour le 2 de décembre de l’année1701. Il s’apperçut bientôt que Charles XII avaitpour le moins autant de pouvoir que lui dans cette
«IST. UE CEARLKS XII. 8