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HISTOIRE«qui sera toujours mon ami»; et on s'apperçutbientôt que ces mots signifiaient : Voilà un hommequi sera roi.
Quand le primat de Pologne sut que Charles "XIIavait nommé le palatin Leezinsky, à-peu-prèscomme Alexandre avait nommé Abdalonime, ilaccourut auprès du roi de Suede , pour tacher defaire changer cette résolution : il voulait faire tom*her la couronne à un Lubomirsky. « Mais qu’avez-« vous à alléguer contre Stanislas Leezinsky? dit le«conquérant. — Sire, dit le primat, il est trop«jeune». Le roi répliqua sèchement: «Il est à-a peu-près de mon âge », tourna le dos au prélat,et aussitôt envoya le comte de Hoorn signifier àl’assemblée .de Varsovie qu’il fallait élire un roidans cinq jours, et qu'il fallait élire Stanislas Lee-zinsky. Le comte de Hoorn arriva le 7 juillet; ilfixa le jour de l’élection au 12, comme il auraitordonné le décampement d’un bataillon. Le car-dinal primat, frustré du fruit de tant d’intrigues,retourna à l’assemblée, où il remua tout pour faireéchouer une élection à laquelle il n’avait pointde part : mais le roi de Suede arriva lui-mêmeincognito à Varsovie ; alors il lallut se taire. Toutce que put faire le primat fut de ne point se trou-ver à l’élection ; il se réduisit à une neutralité in-utile, ne pouvant s’opposer au vainqueur, et nevoulant pas le seconder.
Le samedi 12 juillet, jour fixé pour l’élection,étant venu, on s’assembla à trois heures après midiau Colo, champ destiné pour cette cérémonie: l’é-jêque de Posnanie vint présider à l’assemblée à la