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ce conquérant avec des forces inégales; et il était
bien obéi.
Le roi de Suede , ail milieu de sa marche victo-rieuse, reçut un ambassadeur de la part des Turcs.L’ambassadeur eut son audience au quartier ducomte Piper ; c’était toujours chez ce ministre quese faisaient les cérémonies d’éclat : il soutenait ladignité de son maître par des dehors qui avaientalors uu peu de magnificence; et le roi, toujoursplus mal logé, plus mal servi, et plus simplementvêtu que le moindre officier de son armée, disaitque son palais était le quartier de Piper. L’ambas-sadeur turc présenta à Charles cent soldats suédoisqui, ayant été pris par des Calmouks , et vendusen Turquie , avaient été rachetés par le grand-sei-gneur , et que oet empereur envoyait au roi comme-e présent le plus agréable qu’il put lui faire; nonque la lierté ottomane prétendit rendre hommageà la gloire de Charles XII , mais pareeque le sultan,ennemi naturel des empereurs de Moscovie et d’Al-lemagne , voulait se fortifier contre eux de l’amitiéde la Suède et de l’alliance de la Pologne . L’ambas-sadeur complimenta Stanislas sur son avènement :ainsi ce roi fut reconnu en peu de temps par l’Alle-magne, la France, l’Angleterre, l’Espagne , et laTurquie : il n’y eut que le pape qui voulut attendrepour le reconnaître que le temps eut affermi sur satète\îette couronne qu’une disgrâce pouvait fairetomber
A peine Charles eut-il donné audience à l’ambas-sadeur de la Porte ottomane qu’il courut chercherles Moscovites. Les troupes du czar étaient sorties