3io HISTOIRE
ayant ouï dire dans le lond de leurs forêts que leu»roi était nrisouuier chez les Turcs, députèrent à larégence de Stockholm , et offrirent d’allc a leursdépens, au nombre de vingt mille, délivrer leurmaître des mains de ses ennemis. Cette proposition,qui marquait plus de courage et d’affection qu ellen’était utile , fut écoutée avec plaisir, quoique re-jetée, et ou uc manqua pas d’eu instruire le roi enlui envoyant le détail de la bataille d’Helsiubourg.
Charles reçut dans son camp, près de Render,ces nouvelles consolantes au mois de juillet 1710.Peu de temps après, un autre évènement le confirmadans ses espérances.
Le grand-vislr Couprougli, qui s’opposait à sesdesseins, fut déposé après deux mois de ministère.La petite cour de Charles XII , et ceux qui tenaientencore pour lui en Pologne , publiaient que Charlesfaisait et défaisait les visirs , et qu’il gouvernaitT empire turc du fond de sa retraite de Render;mais il n’avait aucune part à la disgrâce de ce favori:la rigide probité du visir fut, dit-on, la seule causede sa chute : son prédécesseur ne payait point lesjanissaires du trésor impérial , mais de l’argentqu’il faisait venir par ses extorsions ; Couprougliles paya de l’argent 4 u trésor. Achmet lui reprochaqu’il préférait l’intérêt des sujets à celui de l’empe-reur: «Ton prédécesseur Chourlouli, lui dit-il,« savait bieu trouver d’autres moyens de payer mes«troupes). Le grand-yisir répondit: «S'il ayait« l’art d’enrichir ta hautessc par des rapines c’est« un art que je fais gloire d’ignorer. »
secret profond du serrail permet rarement qu#