a'jS IIISXOIRK
chemin d’AndriuopIe; le palatin de Mazovie étaità la tête de Vambassade avec une suite de plusde trois cents personnes.
Tout ce qui composait l’ambassade fut arreté etretenu prisonnier dans l’un des faubourgs de la•ville. Jamais le parti du roi de Suède ne s’était plusflatté que dans cette occasion; cependant ce grandappareil devint encore inutile, et toutes ses espé-rances furent trompées.
Si l’on en croit un ministre publie, homme sageet clair-voyant, qui résidait alors à Constantinople ,le jeune.Coumourgi roulait déjà dans sa tête d’au-tres desseins que de disputer des déserts au czar.de Moscovie dans une guerre douteuse ; il pro-jetait d’enleveraux Vénitiens le Péloponnèse, nom-mé aujourd’hui la Morée , et de se rendre maîtrede la Hongrie .
Il n’attendait pour exécuter ses grands desseinsque l'emploi de premier visir , dont sa jeunessel’écartait encore. Dans cette idée , il avait plusbesoin d’être l’allié que l’ennemi du czar : sonintérêt ni sa volonté n’étaient pas de garder pluslong-temps le roi de Suede , encore moins d’ar-mer la Turquie en sa faveur. Non seulement ilvoulait renvoyer ce prince, mais il disait ouvevtement qu’il ne fallait plus souffrir désormais au-cuu ministre chrétien à Constantinople ; que tousces ambassadeurs ordinaires n'étaient que des es-pions honorables qui corrompaient ou qui trahis-saient les visirs, et donnaient depuis trop long-temps le mouvement aux intrigues du serrai! ; queles Francs, établis à Péra et dans les échelles du