levant, sont des marchands qui n’ont besoin qued’un consul et non d’un ambassadeur. Le grand -visir, qui devait son établissement et sa vie memeau favori , et qui de plus le craignait, se confor-mait à ses intentions d’autant plus aisément qu’ils’était vendu aux Moscovites, et qu’il espérait sevenger du roi de Suede qui avait voulu le perdre.Le muphti, créature d’Ali Couinourgi, était aussil’esclave de ses volontés : il avait conseillé la guerrecontre le czar quaud le favori la voulait ; et il latrouva injuste dès que ce jeune homme eut changéd’avis : ainsi à peine l’armée fut assemblée qu’onécouta des propositions d’accommodement. Le vice-chancelier Scliaffirof, et le jeune Czeremetof, plé-nipotentiaires et otages du czar à la Porte, pro-mirent, après bien des négociations, que le czarretirerait ses troupes de la Pologne . Le grand-visir,qui savait bien que le czar n’exécuterait pas cetraité, ne laissa pas de le signer; et le sultan,content d’avoir en apparence imposé des lois auxRusses, resta encore à Andrinople . Ainsi ou viteu moins de six mois la paix jurée avec le czar,ensuite la guerre déclarée, et la paix renouveléeencore.
Le principal article de tous ces traités fut tou-jours qu’on ferait partir le roi de Suède . Le sultanue voulait point commettre son honneur et celui del’empire ottoman , en exposant le roi à être prissur la route par ses ennemis: il fut stipulé qu’ilpartirait, mais que les ambassadeurs de Polognede Moscovie répondraient de la sûreté de sapersonne: ces ambassadeurs jurèrent au nom de