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[Volume I. Tomes I. & II.]
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Z6 S A T I R E II.

20 La Raison dit Virgile, Lc la Rime Quinaut.

Enfin quoique je fasse, ou que je veuille faire »

La bizarre toujours vient m’offiir le contraire.

De rage quelquefois, ne pouvant la trouvezTriste, las, & confus, je cesse d’y rêver:

25 Et maudissant vingt fois le Démon qui m’infpire »Je fais mille fermens de ne jamais écrire,

Mais quand j'ai bien maudit & Muses & Phébus »Je la voi qui paraît, quand je n’y pense plus.Auffi-tôt, malgré moi, tout mon feu se rallume :

30 Je reprens fur le champ le papier & la plume,

Et de mes vains fermens perdant le souvenir,J'attens de vers en vers quelle daigne venir.

Encor st pour rimer, dans fa verve indiscrète,

Ma

t’Histoire des Indes , écrite en Latin par le k. Massée ; &P Histoire ^Africaine, écrite en Italien par J. B. Bira^o. IlA aussi traduit ta Vie de Léon X du Latin de Paul Jove ; 8c«le plus il a fait un Roman, qui a pour titre, Les Précieu-ses 1 la Vie d» Maréchal de Gastion , txc.

Vers 20. La liaison dit Viriiìe , tr ta %ime Quinaut. ]Philippe Q_u 1 n a n t , Auteur de plusieurs Tragédies,imprimées en deux volumes , mais qui font ab'olumentíombécs dans l’oubli. 11 a depuis compote des Opéra. IIfut reçu à l'Académie Françoise, enl'année 1670 Lc mou-rut en >688.

Vers j s. Je strois comme un autre. ] G 1 u, e s M e n a-ct, dont les Poésies font remplies d’expressions sembla-bles à celles que notre Auteur reprend dans les vers sul-tans : ce qui marque un génie froid Sc stérile, tel qu’étoitcelui de l’Abbé Ménage, qui n’avoit f tint de naturel à laì>eëp r, & qui ne faifoit des vers qu'en de'pìt des Muses-,carn-ée il l’a dit lui-même dans la Préface de ses Observations-'W ìíslktáe.

Gilles