r40 SATIRE VIII. >
L’or même à la Laideur donne un teint de beauté :2.10 Mais tout devient affreux avec la pauvreté.
C’est ainsi qu’à son fils un Usurier habileTrace vers la Richesse une route facile:
Et souvent tel y vient, qui sait pour tout secret,Cinq & quatre font neuf, ôtez deux, reste sept.Z15 Après cela, Docteur, va pâlir fur la Bible ;
Va marquer les écueils de cette mer terrible :
Per-
V E»s 209. Vor même k la Laideur. ] Ce vers étoit decette manière :
Vor même k Pélisson donne un teint de beauté.
Mr. Pe'ltsson étoit d’une laideur si étonnante, qu’urieDame lui dit un jour , qu’il abufoit de ]a permission queles hommes ont d’êrre laids. Son 110m venoit là d’autantplus à propos , qu’il avoir été Premier Commis de Mr.Fouquet, designé dans le vers précédent. Mais dans l’im-pression l’Auteur supprima le nom de Mr. Pélisson, nevoulant pas lui reprocher un défaut corporel dont il n’é-toit point coupable. Cependant , cet adoucissement necontenta point Mr. Pélisson, qui conserva toûjours dures-sentiment contre notre Poète. Dans le Volage de Bachau-mont ír la chape'le, on fait dire à des gens du peuple, qu’ilscroioient Mr. de Scuderi :
Vn homme de fort bonne mine ,
Vaillant , riche éf toit!ours bien mis zSa sœur une beauté divine ,
Et Véhjfon un adonis.
C’est de lui que la Bruyere a dit, qu’»» homme Cjui a (eau-cou? de mérite & d'esprit , fir tpui eff connu pour tel , nejl paslaid, même avec des traits cpui so t difformes ; ou s’tl 4 de la lai-deur , elle ne fait pas ft » impression. La B k u r er e, Chap.
du