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de P. Corneille.leMaltreetlesPatru, quiles effacèrent.Tous ces avo-cats suivirent le mauvais goût du temps. Servin ,par exemple , en plaidant pour un avocat à qui unprocureur avoit déchiré l’oreille, passe en revue etcite toutes les oreilles déchirées depuis Malc.hus ;aussi Henri IV, en plaisantant, disoit-il que cethomme avoit des lettres , mais moins bien rangéesque celles du messager de Poitiers.
A l’égard de la chaire, le goût des citations yavoit aussi passé par contagion, et les sermons ren-fermaient moins de morale que d’érudition , mêléeà des bouffonneries ridictdes et indécentes. A cegoût succéda celui des discussions scholastiques;la métaphysique y proposa les questions les plusabstraites, mais la métaphysique de ce temps-là,c’est-à-dire cette science de mots inintelligibles et dequestions insolubles. L’enflure et de faux sublimeprirent la place de cette métaphysique , et préparè-rent le goût des pointes et des jeux de mots , quiinfecta tous les genres , jusqu’à ce que Corneillevînt donner sur la scepe l’exemple de les bannir.M. du Vair, dans son Traité d’Eloquence françoise,imprimé en 1614, examine les raisons qui ont pus’opposer en France aux progrès , il aurait pu direà la naissance de l’éloquence ; il en trouve trois ,qui sont, le manque des grandes affaires au bar-reau, le peu de goût de la noblesse pour l’étude, etenfin la difficulté de l’art, qui demande tant de ta-lents réunis ; mais la meilleure de toutes ces raisons,
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