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Tome premier.
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BeMoLIEHE.

jettie à la vraisemblance , et qu’en créant ilne doit paroître qu’imiter. Voilà le premiertrait de l’éloge de Moliere, et sa place estau premier rang du plus difficile des genresdramatiques.

Moliere, en débutant au théâtre commeauteur , eut d’abord recours aux sources oùl’on avoit puisé ; il commença par imiter lesItaliens. Après avoir donné quelques farces*que son nom a fait disparoître, il donnal’Æbtourcli , qui fut joué à Paris avec un succèsprodigieux. Cette piece est italienne , c’est-à-dire , surchargée d’événements et d’intri-gues , mais sans unité et sans intérêt. Mo-liere , destiné à ne pas faire une faute sans entirer des lumières , reconnut que l’unité d’ac-tion et l’intérêt sont inséparables ; il ht leDépit amoureux , où il n’y a plus qu’un seulnœud, et où le peintre et le grand comique

* « Le Docteur amoureux, les trois Docteurs ri-vaux, le Maître d’école , ouvrages dont il ne resteque le titre. Quelques curièux ont conservé deuxpièces de Moliere dans ce genre; l’une est le Mé-decin volant; et l’autre , la Jalousie de Barbouillé:elles sont en prose et écrites en entier ». Vie deMoliere, avec des jugements sur ses ouvrages.

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