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Tome premier.
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n4 Eioge

son : Moliere a senti la nécessité d’un seulnœud , et ne s’est permis qu’une action ; illui étoit réservé de se surpasser, et le com-ble de l’art fut de réunir deux intrigues sansmanquer à l’unité d’intéfêt. On lui reprochede n’avoir pas toujours été heureux dans sesdénouements ; mais combien Moliere n’en a-t-il pas de bons ! Un pere infatué des méde-cins est ..trompé par un amant déguisé; ilcroit signer une ordonnance quand il signele contrat de mariage de sa fille. Dans l’E-cole des Femmes , Arnolplie , las des impor-tunités d’Horace, presse le mariage du jeunehomme avec l’inconnue qu’il ne sait pas êtresa pupille ; dans l’Ecole des Maris , Sgana-narelle va lui - même chercher un commis-saire pour surprendre les deux amants , etforcer le mariage de celle qu’il croit être lapupille de son frere. Ces dénouements sontnaturels et tirés du caractère même du per-sonnage. Je sais que Moliere a des reconnois-sances forcées : mais le but du poëte drama-tique est de faire une piece qui puisse instruireet plaire, de former une intrigue attachante,et le dénouement est la derniere comme laplus difficile partie de l’ouvrage. C’est là quedoit se trouver le résultat , l’effet moral de la