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Tome premier.
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Eloge

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cle leur latin barbare, la science est resté®inébranlable sur ses fondements éternels ,l’inquiétude et la crédulité humaine. C’estl’illusion de tous les âges , il faut une raisonsaine et forte pour la connoître et pour osers’en affranchir. Heureuse la simplicité pri-mitive , où l’on ignore les excès , les arts em-poisonneurs , et l’antidote qui est souventlui-même un poison !

Nous avons parcouru les titres de la gloirede Moliere, il ne manque plus qu’un trait àson éloge ; c’est la peinture de ses mœurs.Moliere l’a déjà faite dans la morale de laplupart de ses pièces. Il réunissoit l’huma-nité des âmes tendres à la franchise , à la gé-nérosité des âmes nobles. Il avoit pour levice, cette haine vigoureuse qu’il a donnéeà son Misanthrope ; et peut-être qu’indignédes vices de. la cour, des cabales de l’envie,aigri par la calomnie qui le poursuivoit, il avoulu faire dans cet • ouvrage la satvre del’humanité. Tourmenté de chagrins domes-tiques , il trouva dans les nœuds du mariagetous les dégoûts qu’il avoit exposés sur lascene ; mais il fut maître de lui-même, et nemit que de la modération où le ressentimenteût été juste. Quand la jalousie , qu’il îîq