DE MûLIERÊ.
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pou.voit vaincre , venoit agiter son ametrop tendre , il se retiroit dans sa maison *d’Auteuil, où des amis illustres par le rangOu par les talents formoient une sociétéchoisie. L’estime et l’amitié adoucissoientl’amertume de sa vie : mais cette amertumeétoit resserrée dans son coeur; quoique mal-heureux , il n’en étoit que plus compatissant.Il jouissoit d’un revenu considérable , dontil répandoit ** une grande partie sur l’indi-
* Cette maison fut pendant quelque temps une écolede la philosophie d’Epicure ; Ivloliere , Chapelle ,Bernier, disciples de Gassendi, s’y rassembloient avecle baron de Blot, Bachaumont et Des-Barreaux.
** « Un jour Baron vint lui annoncer qu’un co-médien de campagne, que la pauvreté empêchoitde se présenter , lui demandoit quelques secourspour aller joindre sa troupe. Moliere ayaxrt su quec’étoit un nommé Mondorge, qui aroit été son ca-marade, demanda à Baron combien il croyoit qu’ilfallait lui donner. Celui - ci répondit au hasard ,quatre pistoles. Donnez-lui quatre pistoles pourmoi, lui dit Moliere , en voilà vingt qu’il faut quevous lui donniez pour vous ; et il joignit à ce pré-sent celui d’un habit magnifique. Ce sont de petitsfaits , mais ils peignent le caractère ». V^ie de Mo-lière avec des jugements sur ses ouvrages.