DE M. L’ABBÉ DE LA CAILLE. 14$décourage, et les observations s’accumulentinutilement. Il y joignoitmême les élémentsdu calcul, afin que, dans des questions dé-licates où l’on emploierait ses observations,on prit juger du degré de leur précision : ceschoses, qui montrent l’esprit d’ordre et d’ex-actitude qui faisoit son caractère , ne sontpas inutiles à son éloge.
La théorie des projections , déjà perfec-tionnée , demandoit que M. de la Caille ymît la derniere main. Cette théorie estlabasedes cartes géographiques ; elle est d’un grandusage dans l’astronomie : par une simpleopération graphique , on peut prédire leséclipses de soleil et des étoiles par la lune,ou déduire de l’observation la différence desméridiens et l’erreur des tables. M. de laCaille réduit toutes les especes d e projectionau problème fondamental de la perspective,étant donnés de position , un œil, un pointvisible et un plan, déterminer sur le-planT apparence de ce point. Toute projectionest un cas particulier de ce problème , etle calcul s’y applique avec facilité et avec laplus grande rigueur. Ici il y a deux méritesréunis , celui de rendre les méthodes plus fa-ciles , et celui de les réunir en une seule.
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