î3e Leibnitz.
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iôyaumesne sont dans leurs commencements qu’unamas de rues et de maisons, placées les unes prèsdes autres , suivant le besoin ; ensuite les murs sosont étendus , les accroissements se sont multipliéssans aucun plan; et comme les grandes villes n’ontpoint d’architectes, les grands états n’ont point eude législateurs. Des peuples réunis ont apporté deslégislations différentes. Ces lois mal assorties'némontrent que les membres épars d’un corps qui n’ajamais existé ; il y manque le principe d’union, l’es*prit du législateur. Telle est la jurisprudence del’Europe. Lorsque les barbares eurent détruit l’em-pire romain , ils éleverent de nouveaux empires surses débris. Ces barbares avoient leurs lois , simplescomme eux, et peut-être d’autant plus justes etplus utiles. Forcés d’admirer encore le peuple qu’ilsavoient craint si long-temps, ils crurent l’égaler enadoptant sa jurisprudence. Saus doute il est des loisqui naissent du droit naturel, et qui appartiennentà tous les hommes : mais ouvrez le code de toutesles nations, vous y trouverez ces lois ; la nature ,qui est par-tout la même, a par-tout dicté ce quiest nécessaire. A mesure que les peuples se sont éloi-gnés de ce nécessaire toujours simple , leurs lois ontété plus différentes ; l’arbitraire , dont les formessont infinies, a souvent décidé. Le climat a, dit-011,commandé quelquefois, et le gouvernement a faitdes lois pour des esclaves ou pour des hommes.Ainsi les branches de l’arbre des lois s’éloignent de
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