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Tome premier.
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leur souche Inébranlable, qui est le droit naturel.C’est donc, une absurdité que de consacrer des loisétrangères en conservant les siennes , et de placercelui qui juge entre des lois qui se contredisent.Dès que les lois se multiplient, elles ne sont plusfavorables au bon droit ; elles deviennent des ar-mes avec lesquelles les passions combattent ; lesunes servent pour l’attaque , les autres pour la dé-fense ; le plus habile a l’avantage, et il suffit à l’ini-quité de se couvrir du manteau de la loi. Si la ré-volution des choses humaines n’est qu’un cercledont le terme tient à l’origine , pourquoi la philo-sophie ne rameneroit-elle pas la simplicité des pre-miers âges? La science de tromper , il est vrai, s’estperfectionnée avec les autres ;• mais quelles quesoient les ressources qu’elle fournit, l’équité éclai-rée sera toujours la plus forte. Dans le siecle de laraison , les vices doivent être esclaves de l’ordrepublic ; il ne s’agit que de les circonscrire. Cettetâche seroitle chef-d’œuvre d’une bonne législation.Cette législation doit être simple, et telle, qu’un ci-toyen puisse être lui-même son juge. Il n’y auraitguere de procès , si les lois étoient assez clairespour que tout homme pût se dire : Je suis injuste,je serai condamné.

(8) Nova Methoclus discendæ docendeeque Ju-risprudentiœ, 1667. Ce livre eut le plus grand suc-cès, et commença la réputation de Leibnitz. Linc-s.er, professeur en droit à Iena, fut le seul qui l’at-