de Gresset.
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moins libre , commençoit à lui céder l’em-pire. Il retrouva la grâce, la légèreté qui sontinséparables de notre nation, et la philoso-phie , qui naissoit pour suppléer à tout ceque nous perdions. Ces caractères sont ceuxdes poésies de Gresset : soit dans les épîtresqu’il adresse au P. Bougeant, à sa sœur, à samuse, soit dans l'épître intitulée les Ombres ,et dans celle de la Chartreuse , qui sembleavoir obtenu la préférence et dominer toutesles autres par le suffrage public, on recon-noît un philosophe sans humeur, un aima-ble enfant de la paresse et de la liberté, in-dolent et volontaire comme elles , souventréveillé par les muses, et quelquefois animépar le plaisir. Il n’a point l’abandon de Chau-lieu, qui tenoit à des mœurs détruites, maisil est plus correct, plus élégant ; et dans saparure mondaine il conserve de la simplicité.Il a la touche moins vraie , moins ferme, etcependant moins légère que Voltaire. Enécrivant l’un et l’autre des vers pleins de poé-sie et de raison , on voit que Gresset com-pose , on croit que Voltaire parle et badine.L’un travaille ses vers comme un fils avouéd’Apollon, l’autre semble les tenir de lui etrimer sous sa dictée. .Mais si Gresset n’a pas