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mandé par elles. Gresset fut étranger à Parispar ses mœurs , comme il l’avoit été à la viemonastique par Ses goûts. Accueilli dans lemonde pour ses talents , sa vertu put s’ycroire exilée ; sa paresse y trouva peut-êtrel’oisiveté trop fatigante. Gresset sentit qu’ilavoit besoin de lui-même, et que perdu dansce tourbillon, il falloir qu’il en sortît pour seretrouver. Gresset sentit encore que dans cemonde où il vivoit, celui qui n’appartient àpersonne appartient à tous. Il quitta doncl’oisiveté de Paris pour aller se reposer dansla culture des lettres, et il se soumit au jougde l’hymen pour vivre et demeurer libre.
Ce parti qui clemandoit tant de sacrificesfait seul l’éloge du caractère de Gresset. Iln’y a que la vertu qui se plaise, dans la re-traite ; il n’y a que la modération qui fuie leséjour des grandeurs : et le génie simple etmodeste, satisfait de lui-même ët de quelquessuffrages choisis, peut seul quitter le théâtredu monde, où les bons juges sont plus com-muns , et les succès plus marqués et plusbrillants.
Dans cette retraite où les mœurs simples,sont plus à leur aise, Gresset remplit tousles devoirs du citoyen ; il fut content de son