de M. B a i u t. 383elle, et réunissant les deux cultes de l’hon-neur et de la beauté. Cette aimable galante-rie eut !es beaux jours de son régné dans lesiecle dernier , dont M. de Tressan respiraéneore l’influence ; et dans ses entretiens ,comme dans ses écrits, il joignit les moyensde plaire des cours de Louis XIV et de Sta-nislas-aux agréments d’un esprit formé parles leçons de Voltaire et de Fontenelle.
M. de Tressan n’avoit pas entendu Fonte-nelle sans prendre du goût pour les sciences.Il les avoit cultivées ; et long - temps avantd’être admis parmi vous , Me s s x e u r's , ilavoit été reçu àl’académie des sciences. C’estdonc un de mes anciens confrères dont j’ail’honneur de vous entretenir ; et la séanceoù nous sommes, où j’ai le bonheur d’as-sister pour la première fois , offre une cir-constance très remarquable. M. d’Alembertet M. de Tressan que vous regrettez, étoienttous deux de l’académie des sciences; j’ail’avantage d’appartenir à cette compagnie ,et celui d’être reçu dans la vôtre par un demes confrères , aujourd’hui votre digne or-gane.
Ce concours est peut-être unique dans vo-tre histoire. C est un effet de l’union qui doit