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Tome second.
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SUR LE MAGNÉTISME. 77 .

tôt l'imagination agissant au spectacle, àl’armée , dans les assemblées no.mbrenses ,comme au baquet, agissant par des moyensdifférents, mais produisant des effets sem-

peine les enfants furent-ils rentrés à l’église, et ren-dus à leurs places, qu’une jeune fille se trouvamal et eut des convulsions. Cette affection se pro-pagea avec une telle rapidité, que , dans l’espaced’une demi-heure, cinquante ou soixante jeunesfilles, de dotize à dix-neuf ans , tombèrent dans lesmêmes convulsions , c’est-à-dire , serrement à lagorge , gonflement à l’estomac , l’étouffement, lehoquet et les convulsions plus ou moins fortes. Cesaccidents reparurent à quelques unes dans le cou-rant de la semaine ; mais le dimanche suivant, étantassemblées chez les dames de sainte Anne , dontl’institution est d’enseigner les jeunes filles , douzeretombèrent dans les mêmes convulsions; et il enseroit tombé davantage , si on n’eût eu la précau-tion de renvoyer sur le champ chaque enfant chezses parents. On fut obligé de multiplier les écoles.En séparant ainsi les enfants , et ne les tenant as-semblés qu’en petit nombre , trois semaines suffi-rent pour dissiper entièrement cette affection con-yulsiveépidémique. Voyez, pour des exemples sem-blables, le Naturalisme des convulsions, parM. Hec-quet.