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Tome second.
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S TJ B. LES ANIMAUX. I2t

c’est dans cette obscurité, clans ce vague desidées, que l’imagination exerce son empire,produit ses illusions ; et le clieval est menépar ses illusions , comme la multitude , quin’a jamais plus 4 e force et de courage quelorsqu’elle ne sait pas pourquoi elle agit. Lecheval ne devient donc guerrier que parce?qu’il a de l’imagination ; et comme les idéesfantastiques, dans des circonstances diffé-rentes, produisent des effèts contraires, c’estla même imagination qui fait fuir un cerf ti-mide au bruit des feuilles agitées. Le cerfjeune et sans expérience ne s’en épouvantepas ; mais le vieux cerf, qui a déjà été chassé,se rappelle qu’au bruit des feuilles d’un buis-son, il en a vu sortir un homme. Et pourquoice souvenir lui inspire-1-il souvent plus defrayeur que la vue d’un homme? pourquoifuit-il plus vite? C’est que l’objet que nousvoyons nous effraie moins que l’objet quenous ne voyons pas ; et ce phénomène est uneffet de l’imagination. Un homme pour uncerf n’est pas toujours un chasseur ; mais unhomme qui l’a lancé en sortant d’un buis-son , ne se présente à son souvenir qu’au•bruit du cor, d’une troupe d’hommes et depheyaux et d’une meute de chiens. Ce ne