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Tome second.
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peut être que l'imagination qui réveille à lafois toutes ces idées, et qui, les reproduisantcomme des sensations actuelles, imprime uneffroi semblable à celui d’un danger présent.Le cerf fuit, et la vitesse de sa course an-nonce sa peur excessive et la force de l’ima-gination qui l’a produite.

La crainte est un sentiment naturel à laVue du danger ; mais la peur qui est excitéeèn nous sans aucun agent extérieur, la peurqui naît sur-tout au milieu des ténèbres ,grossit tous les objets , crée des fantômes au-tour d’elle, entend des voix, apperçoit deschoses qui n’existent que dans la pensée.Cette peur est certainement l’ouvrage de l’i-magination. Les animaux ne sont pas plusçxexnpts de cette peur, que les hommes deCes terreurs paniques, ce Par-tout où les ani-« maux carnassiers ont été souvent chasséste et continuellement assiégés d’embûches ,« leur démarche n’a plus l’assurance ni la li-ce berté de la nature. Le loup , instruit par« l’expérience , est précautionné et timide.« La crainte qu’excite en lui un bruit sou-cc dain n’est pas une impression machinale,ce Une idée générale identifie pour lui lete bruit et le danger. Alors le loup se trouve