SUE. U E S ANIMAUX. 123
« sujet aux chimères et aux faux jugements;ce et si ces faux jugements s’étendent à un« certain nombre d’objets , il devient le« jouet d’un système illusoire , qui le préci-té pite dans une infinité de démarches faus-' ce ses ; il voit des piégés où il n’y en a pas ;ec la frayeur, déréglant sa mémoire, lui re-ec présente dans un autre ordre les sensa-tc tions qu’il a reçues , et son imagination«e en compose des formes trompeuses, aux-te quelles il attache l’idée abstraite de péril 35.Le philosophe de Nuremberg que je me plaistoujours à entendre et à consulter, recon-noît donc ici que les animaux sont capablesd’avoir de l’imagination. En effet, c’est àelle que les fausses peurs appartiennent. Lamémoire est fidele et méthodique ; l’imagi-nation trouble et dérange pour recomposer.L’une est le dépôt des faits et des vérités,l’autre la source des illusions et des erreurs.
Nous voyons donc que, pour les animauxcomme pour les hommes , c’est l’imagina-tion qui souvent produit la terreur, crée undanger chimérique , et donne à cette sensa-tion fausse la force d’une sensation réelle etprésente. Mais c’est encore l’imaginationqui, pour eux comme pour nous , exagere