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Tome second.
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S TJ R X< E S ANIMAUX. 127

après bien des efforts inutiles qui ne serventqu’à préparer l’invention, le singe, voyantpasser un domestique portant une serviettesous le bras, se saisit de cette serviette , ets’en servit pour atteindre à la noix et l’ame-ner jusqu’à lui. La maniéré de casser la noixexigea une nouvelle invention ; il en vint à'bout, en plaçant la noix à terre , en y faisanttomber de haut une pierre ou un cailloupeur la briser. Vous voyez, Monsieur, quesans avoir connu, comme Galilée, les loixde la chute des corps, le singe avoit bien re-marqué la force que ces corps acquièrentpar la chute. Ce moyen cependant se trouvaen défaut. Un jour qu’il avoit plu, la terreétoit molle, la noix enfonçoit, et la pierre n’a-voit plus d’action pour la briser. Que fit le«inge? Il alla chercher un tuileau , plaça lanoix dessus , et en laissant tomber la pierreil brisa la noix qui n’enfonçoit plus.

Les penchants et les affections des ani-maux , leur moral, s’il est permis de seservir de cette expression, méritent éga-lement d’être examinés , et fournissentles mêmes conséquences, soit relativement■à la force de leurs sensations renouvel-lées, soit à l’égard de la combinaison des