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Tome second.
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sua LES ANIMAUX. 12(J

être intéressée, si elle peut se montrer pouren solliciter de nouveaux, le sentiment desinjures n’attend rien que la vengeance. Lebesoin de la vengeance annonce un senti-ment vif, toujours nouveau , toujours pré-sent de l’affront. Cette satisfaction aprèsl’offense n’est-elle pas entièrement idéale?n’existe-t-elle pas tout entière dans l’imagi-nation? Quand je me plais à faire du malpour me venger, ne faut-il pas, pour en jouir*que l’imagination me représente ce que jesouffrirois en pareil cas ; et si je m’appaise ,n’est-ce point en comparant la souffranceque je cause à celle que j’éprouve encore del’affront ? On cite un fait de l’éléphant, qui,tout incroyable qu’il paroît, est cependantexactement vrai, et certifié par M. de Bussy,actuellement général dans l’Inde. Ce faitest d’autant plus curieux et d’autant plusextraordinaire, qu’il est le résultat des affec-tions opposées de l’attachement et de la ven-geance ', et que l’imagination seule , en pré-sentant des tableaux contraires, mais avecla même force , a pu seule émouvoir à lafois ces deux affections, et vaincre l’une parl’autre. Un éléphant venoit de se venger deson cornac en le tuant ; sa femme, témoin.

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