Un lit dequatre piedsquatre pou-ces ne peutpas suffireà ces desti-nations ,quand on yplace qua-tre ou sixnaalades.
l^O RAPPORT
mais pour prévenir les effets d’une longuecompression de la même partie. Un membretrop long temps comprimé s’engourdit, perdle sentiment, se gonfle, rougit, s’enflamme,et finit quelquefois par se gangrener. Il fautdonc que le lit du malade lui permette et des’étendre et de fléchir ses membres , et dese retourner pour porter la compression surdes parties reposées. Or un lit de trois piedspour un seul homme suffit à ces destina-tions ; un lit de quatre pieds quatre poucesn’y suffit pas, lorsqu’il est chargé de quatreou six personnes.
Deux malades, dans un pareil lit, ontchacun un espace de 2 6 pouces en largeurtandis que le malade du petit lit en a 3(5, etn’a rien de trop. Mais lorsqu’il y a quatreou six malades, on en place deux ou trois àla tête, et autant aux pieds ; de sorte que lespieds des uns répondent aux épaules des au-tres , et réciproquement. Or, un homme detaille ordinaire , couché, les bras appuyés etserrés le long du corps, les jambes étenduesl’une contre l’autre, a. dix-huit pouces delarge à la hauteur des épaules , et dix à lahauteur des genoux. Il suit de là que, dans lecas de six nialades par lit, il leur faudroit