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Tome second.
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SUR l’hôtee-bieu. 173

elle pas les humeurs plus âcres et les dé-mangeaisons plus insupportables? cette cha-leur , d’ailleurs, n’y fait-elle pas éclore, n’yentretient-elle pas la vermine? cette chaleurne développe-t-elle pas encore la fétidité quine peut manquer d’exister dans ces lits, etqui devient plus insupportable dans la situa-tion opposée des malades , couchés les unsau pied, les autres à la tête ? Le sommeil nepénétré donc point, ou du moins il pénétrérarement, imparfaitement, dans ces lits d’a-mertume et de douleur. Que penser d’un hô-pital où des malheureux, ainsi entassés dansle même lit, ne peuvent obtenir ce sommeildésirable, que lorsqu’ils se concertent pourque les uns se lèvent et veillent une partie dela nuit, tandis que les autres dorment ? Etquand ils sont dans l’impuissance d’en sor-tir , ils gémissent de la nécessité qui les y at-tache, et maudissent les secours qu’on leurdonne.

Mais ce n’est pas assez que ces grands litssoient une source de dégoûts et de mal-aise,ôtent le repos et le sommeil ; ils troublentencore la marche de la nature. Chacun deces lits peut être considéré comme un foyerde chaleur. U auroit été utile d’observer,

Ceslitsonèune chaleurqui troublela marchede lanatur©;