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Tome second.
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dans ces lits bien fermés, à quel degré, dans•un temps donné, se seroit élevé le thermo-mètre (i). Ce degré doit varier suivant lesindividus, suivant leur nombre , suivant

( ; ) Les physiciens et les médecins varient un peusur ce degré auquel on doit fixer la chaleur ani-male. Boërhaave et Haies l’ont déterminée à 92 de-grés du thermomètre de Farenheit. On doit sentircependant qu’il ne faut pas prendre ce degré 92 tel-lement à la rigueur, qu’une infinité de circonstan-ces tirées de la saison, de l’état de l’atmosphere, etsur-tout de la disposition, de l’état de force et desanté , ainsi que du tempérament de celui qui a faitCes expériences, ne puissent y apporter bien des va-riations. En effet, d’autres auteurs ont trouvé quele degré déterminé par Haies et Boërhaave étoit au-dessous de la réalité : aussi lui ont-ils donné plusde latitude , et ils le portent à p 3 ,94, 95 et 96. Ils’agit ici de l’homme en santé.

Quant à l’homme malade , Boërhaave a observéque, dans le temps du frisson de la fievre, le ther-momètre descend à 87 degrés, et qu’il varie jusqu’à94 ; tandis que , dans la chaleur qui suit ce frisson,'le même thermomètre monte depuis 96 jusqu’à 108:ainsi, à partir du degré 92, qui est l’état de santé ,la variation est bien moindre en descendant jus-qu’au frisson , qu’elle ne l’est en s’élevant jusqu’àla grande chaleur.