les maladies. Boërhaave a observé dans lachaleur animale , entre l’état de frisson etcelui de la plus grande ardeur de la fievre *une différence de 21 degrés de Farenheit,ou de 9 degrés ^ de Réaumur. De Haën a
M. de Haën, qui paroît avoir suivi ces expériencesavec plus de soin et plus de précision , a trouvé que lachaleur de son corps faisoit monter le thermomètreplacé sous son aisselle , successivement pendantune heure , depuis p 5 jusqu’à 101 et 102 degrés.Dans l’état de maladie , le même M. de Haën aaussi observé que, dans la chaleur médiocre de lafievre, il montoit à 100 degrés dans l’espace d’undemi-quart-d’heure; après un quart-d’heure, à ioiet 102 ; dans une demi-heure, à 1 o 3 et 104. Il l’a vumonter , dans d’autres occasions , et dans l’espacesd’une demi-heure, à 104 et à 106 ; et même, aprèsune heure entière, à 109. Il paroit que Swenke afait la même observation.
Ainsi, suivant Haies et Boërhaave, il se trouve ,entre les deux extrêmes de l’état de santé et de ma-ladie , déterminés par les degrés 92 et 108, une la-titude de 16 degrés ; au lieu que, d’après dé Haën,qui fixe ces extrêmes à 95 pour l’état de santé , età 109 pour la maladie, cette latitude n’est que de14 degrés ; ce qui ne laisse pas encore d’être trèsconsidérable.